Trois mois après une première grande manifestation, les habitants des maisons EDC dont les murs sont des plaques d’amiante ont de nouveau défilé dans les rues de Port-Louis le vendredi 5 octobre. Une fois de plus, 364 lettres ont été adressées au Premier ministre, Pravind Jugnauth, pour évoquer leurs appréhensions de devoir vivre dans ces logements susceptibles de les rendre malades

Si leur première action n’a pas fait réagir l’Hôtel du gouvernement, Lindsey Collen, une des animatrices du mouvement de gauche Lalit, revendique aujourd’hui trois solutions toutes simples. Il y a d’abord l’établissement d’un calendrier de travail sur lequel les autorités pourraient détailler l’avancée de la construction de nouvelles maisons. Ensuite, la mise en place d’un desk régional afin que les habitants n’aient pas à se déplacer vers Ebène ou Port-Louis. En dernier lieu, Lalit recommande un bilan de santé pour les habitants de ces logements.