Faire de Maurice « un centre de l’innovation dans cette région du monde ». Les ambitions de Pravind Jugnauth, ministre des Technologies, de la Communication et de l’Innovation, et du gouvernement sont affichées. Et pour se donner les moyens d’atteindre cet objectif, Maurice a sollicité l’aide d’experts indiens. Arrivés il y a trois jours pour une série de consultations. Lors d’un point de presse aujourd’hui, Vaibhav Parikh du cabinet Nishith Desai Associates (NSA), a indiqué que son partenaire et lui devraient soumettre leurs premières propositions pour un National Innovation Framework vers fin juin.

Le document sera élaboré à partir de la série de rencontres entre Vaibhav Parikh ainsi que Milind Mudankar et des acteurs de secteurs divers. Qui vont de l’océanographie à la santé en passant par l’agriculture ou encore les universités. « Il est encourageant de voir que chacun, à son niveau, met déjà en œuvre certaines mesures » pour l’innovation, avance Vaibhav Parikh, qui est responsable de NSA à Bangalore. « Il y a aussi de belles opportunités pour le secteur privé. »

Outre des propositions à court, moyen et long termes, les experts indiens soumettront également un « step by step plan » pour leur mise en œuvre. Il est toutefois essentiel, dit Vaibhav Parikh, de « travailler avec trois piliers » : un cadre régulateur adéquat, de bonnes infrastructures – c’est le cas à Maurice, dit Parikh – et la conscientisation.

Un des moyens identifiés pour éduquer les acteurs et le public sur ce que peut apporter une culture de l’innovation, poursuit l’expert, est une conférence internationale, prévue pour septembre ou octobre de cette année.

Cette conférence, a pour sa part déclaré Pravind Jugnauth, sera l’occasion de montrer que Maurice est « un pays ouvert ». Son ministère, dit-il, reste également ouvert à toutes les propositions autres que celles des experts indiens.