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Qui aurait dit que Maurice a tant d’importance sur la scène financière internationale ? En tout cas, c’est ce que pense le porte-parole de l’ONG internationale OXFAM. Dans un entretien accordé à nos confrères français de Marianne, Quentin Parrinello fait un parallèle entre les banques dites «too big to fail» et les Etats «too big to list». Selon celui-ci, pour des raisons «purement politiques et diplomatiques», la Suisse, le Delaware aux Etats-Unis, Singapour, Hong-Kong et Maurice ne sont nullement inquiétés même quand ils adoptent une fiscalité «très incitative» pour les entreprises.

Le commentaire de Parrinello fait suite à la parution de la nouvelle liste noire des paradis fiscaux publiée par le ministère de l’Economie français. La liste, publiée ce 7 janvier, comprenait auparavant 9 pays en 2016 et en compte désormais 13. Dont les Seychelles et les îles Vierges britanniques (BVI). Deux juridictions qui offrent, dans certains cas, des prestations similaires à ce qu’offrent certains opérateurs du secteur local du global business.

Maurice, par contre, ne figurait déjà pas sur la liste noire précédente des Etats et territoires considérés comme des paradis fiscaux par la France. C’était également le cas pour l’Union européenne qui estime que Maurice obéit aux règles internationales de transparence et de coopération en matière fiscale.

Parmi les opérateurs locaux, la parution de la liste de l’Etat français ne correspond pas à une situation du «bonheur des uns faisant le malheur des autres». Toutefois, on remarque que par manque de volonté de réforme, les Seychelles consolident leur image de paradis fiscal. Ce qui consolide à son tour l’image de Maurice en tant que juridiction fiable. Tandis qu’avec l’étiquette additionnelle collée aux BVI, un certain nombre d’opérateurs soucieux de leur image pourraient éventuellement chercher ailleurs… à Maurice.

Pour ce qui est du commentaire du porte-parole d’OXFAM à l’effet que Maurice est «too big to list», les opérateurs locaux s’en amusent plutôt. En remarquant qu’OXFAM est connue pour sa position très marquée contre le centre financier mauricien. Le directeur d’un prestataire de services financiers à l’international a, lui, une réponse plus directe. «Si nous ne sommes pas sur les listes noires, c’est tout simplement parce que nous suivons les règles.»

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