Le député rouge Osman Mahomed s’est intéressé à la procédure concernant la suspension du no 2 du Central Electricity Board (CEB), Hassen Fakim, en juin 2016. Cette sanction fait suite à une fuite d’information, un courrier qui a finalement atterri entre les mains du leader de l’opposition. Ce dernier avait dénoncé cette suspension « injuste » dans sa conférence de presse hebdomadaire, début juin.

Dans sa réponse, le ministre des Utilités publiques, Ivan Collendavelloo a indiqué qu’un comité d’enquête a été mis sur pied par le directeur général du fournisseur d’électricité. Le board of enquiry était présidé par un avocat de Collendavelloo Chambers, Kannen Colunday, et comprenait également l’ancien secrétaire permanent du ministère des Utilités publiques et l’ancien Deputy General Manager du CEB.

Les trois hommes devaient remonter à la source qui a fait circuler une lettre confidentielle, l’année dernière, et que Paul Bérenger a déposée au Parlement le 3 novembre, lors de sa Private Notice Question sur le projet de centrale à gaz. Dans cette missive, le no 1 du CEB Gérard Hébrard sollicitait un « waiver » de la Senior Chief Executive des Utilités publiques, Nirmala Nababsing, concernant certaines autorisations quant au site choisi initialement pour le projet. Celui-ci a finalement été déplacé à Fort George.

Le ministre Collendavelloo a évité la plupart des questions supplémentaires qui lui étaient adressées. A l’instar de celle du député mauve, Reza Uteem. Le parlementaire a voulu savoir si un comité disciplinaire avait été constitué après l’enquête du Board of Enquiry. «I am not aware of any committee. I am not the CEO of CEB», a répondu le ministre des Utilités publiques.

Photo d’archives : Le ministre des Utilités publiques, Ivan Collendavelloo.