Les pilotes ne s’attendaient sans doute pas à cette mesure. Air Mauritius a fait évaluer les certificats médicaux remis par les 11 pilotes qui se sont fait porter malades. Et il s’avère que seuls 2 d’entre eux tenaient la route.

Pour ce qui est des 9 autres pilotes, soit les certificats médicaux ne tenaient pas la route, soit les concernés ont refusé de se soumettre à des tests médicaux dans le cadre de cet exercice de vérification.

L’absence de ces pilotes a provoqué l’annulation de 4 vols, ce jeudi 5 octobre, et bloqué un millier de passagers à l’aéroport de Plaisance. Une action «concertée», selon la direction d’Air Mauritius, qui s’est expliquée au conseil d’administration hier. Conseil d’administration qui a le soutien plein et entier du Premier ministre. Le couperet est tombé le même jour avec le licenciement avec effet immédiat de trois pilotes, dont Patrick Hofman. Celui-ci devait quitter le pays aujourd’hui.

A nos confrères de Radio Plus, son homme de loi Gavin Glover indique que le pilote licencié a obtenu un ordre intérimaire de la Cour suprême, cet après-midi. Il ne sera donc pas expulsé aujourd’hui 7 octobre. Son affaire sera entendue ce lundi 9 octobre.

Le bureau du Premier ministre a émis un courrier daté du 6 octobre informant le Belge qu’il devait quitter le pays par le premier vol disponible. Nos confrères de l’express et du Défi Plus rapportaient d’ailleurs, ce matin, que des policiers faisaient le pied de grue devant le domicile du président de l’Airline Employees Association (AEA). Son contrat de travail ayant été résilié avec effet immédiat, Hofman ne remplit plus les conditions rattachées à son permis de résidence, explique le PMO.

L’AEA et la Mauritius Air Line Pilots Association dénoncent ces licenciements comme un «acte délibéré d’intimidation» mais aussi la «campagne de désinformation» que mènerait la direction.