L’Anti-Robbery Squad (ARS) du Sud est accusée par un agent de police du poste de police de Bel-Ombre de brutalité. Dans une plainte au poste de police de l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle, ce mercredi 29 avril, un constable de 27 ans accuse deux collègues de l’ARS du Sud de l’avoir brisé la clavicule droite avec un tonfa tout en le blessant à l’abdomen, au cou, au dos, aux cotes, aux bras et aux jambes la veille au soir à La Sourdine, près de Pont-Blanc.

Domicilié à Rivière-des-Anguilles, il explique qu’il était au volant de son véhicule vers les 21h lorsque ces deux policiers l’ont forcé à s’arrêter. Il souligne qu’un ami était à ses côtés et qu’un véhicule le suivait plus tôt depuis le rond-point de la Sourdine tout en lui faisait des appels de phares et des coups de klaxon. Il explique l’avoir ignoré. Après l’avoir forcé à s’arrêter, l’un des agents de l’ARS, dit-il, l’a copieusement insulté avant de briser une vitre de sa voiture.

L’autre agent l’a également insulté au «police post» de l’hôpital de Rose-Belle où un supérieur hiérarchique a ordonné qu’on lui enlève ses menottes, fait-il ressortir dans sa déposition. A la Southern Division, l’on indique que ce policier était en état d’ébriété lorsqu’il été intercepté et qu’il était bien trop tôt pour qu’il prenne son troisième «shift». Son taux d’alcoolémie, relevé à l’hôpital de Rose-Belle trois heures plus tard, était de plus de 50 microgrammes.

L’ARS du Sud indique l’équipe mis à l’index par le constable était en patrouille lorsqu’elle s’est rendue compte qu’une voiture était pris en chasse par un véhicule du poste de police de L’Escalier. La Toyota Hilux de la force régulière ne pouvant rattraper la voiture du policier, la Mitsubishi L200 de l’ARS a été plus rapide pour se hisser à sa hauteur et l’intimer de s’arrêter.

C’est dans ces entrefaites que le véhicule du policier, qui sera aussi poursuivi pour conduite dangereuse, a déraciné plusieurs bornes en béton. Le chauffeur a tenté de s’enfuir, endommageant le Toyota Hilux. Quand il est sorti de son véhicule, il a chuté, ce qui expliquerait ses blessures. Emmené au poste de L’Escalier, il a refusé de se soumettre à un alcootest, souhaitant être traité en priorité. D’où le fait qu’il ait été emmené à l’hôpital Jawaharlal Nehru.

Une enquête a été ouverte par la Southern Division pour tirer cette affaire au clair. La policier dit avoir son ami, déjà arrêté par l’ARS pour délits de drogue, comme témoin. De l’autre, les deux agents mis en cause pourront compter sur les policiers du poste de police de L’Escalier pour corroborer leurs versions