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Le Parti travailliste, le PMSD et le MMM ont finalement logé leurs pétitions électorales en Cour suprême le jeudi 28 novembre. Si la majorité d’entre elles demandent un recomptage des votes dans certaines circonscriptions, les rouges requièrent l’invalidation du scrutin du 7 novembre dans deux d’entre elles, notamment à Montagne-Blanche/Grande-Rivière-Sud-Est (no 10) où leur leader Navin Ramgoolam s’était porté candidat.

Idem pour Quartier-Militaire/Moka (no 8), où les trois candidats de l’Alliance Morisien dont le leader Pravind Jugnauth ont remporté les trois sièges. Les travaillistes arguent qu’il y a eu «bribery, treating and undue influence».

Les rouges estiment également qu’il faut un nouveau décompte des voix à Flacq/Bon-Accueil (n9), Rivière-des-Anguilles/Souillac (n13), Savanne/Rivière-Noire (n14) et La Caverne/Phoenix (n15).

Le représentant légal du PTr, MRobin Ramburn, estime que l’annonce de l’augmentation de la pension de vieillesse, la publication du rapport du Pay Research Bureau en 2020 (en avance d’un an), l’allocation du boni de performance aux policiers et autres fonctionnaires, ainsi que le rôle de la Mauritius Broadcasting Corporation durant les élections relèvent d’actes de «bribery» et d’«undue influence».

Le MMM conteste les résultats à Grande-Rivière-Nord-Ouest/Port-Louis Ouest (n1), où seule Ariane Navarre-Marie a obtenu un siège, et Stanley/Rose-Hill (n19), où Ivan Collendavelloo, leader du Muvman Liberater, est passé en troisième position, devant la mauve Jenny Adebiro, après un nouveau décompte des bulletins.

Me Reza Uteem avance qu’il y a des faits troublants liés au scrutin du 7 novembre et au décompte qui a eu lieu le lendemain. Par exemple, des personnes qui n’étaient pas des «employés de la Commission électorale» étaient présentes dans une salle d’ordinateurs.

Du côté du PMSD, seuls les résultats à Curepipe/Midlands, où Adrien Duval n’a pas obtenu de second mandat, 62 voix l’éloignant de la troisième place. Le candidat battu au n17 souligne dans sa plainte qu’il est impossible de ranger soigneusement les bulletins dans les urnes. En outré, poursuit-il, la moitié des «ballot papers» dans une «counting room» étaient «de nature douteuse»  car «they showed no sign of having previously folded» (ils ne semblaient pas avoir été pliés au préalable).

Autre faille notée, selon le membre du PMSD : le processus de comptage des urnes a été retardé, contrairement aux dispositions légales. L’exercice aurait dû débuter à 8 heures, selon lui.

La requête commune des trois partis d’opposition est que le Master and Registrer doit prendre la garde des urnes scellés contenant les bulletins de vote, pour ensuite effectuer l’exercice de recomptage.

L’affaire sera appelée en chambre le 9 décembre devant le juge Shameem Hamuth-Laulloo.

 

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