« Il n’y a pas de hidden agenda », affirme d’une voix posée, mais ferme, Ravi Yerrigadoo. Réintégrer le bureau du directeur des poursuites publiques (DPP) au sien, celui de l’Attorney General, relève d’une décision « administrative » qui n’entamera en rien les pouvoirs du DPP. Celui-ci, insiste Ravi Yerrigadoo, est « le seul maître à bord » pour statuer si, dans les dossiers que traite le bureau du DPP, il faut entamer des poursuites ou non.

Depuis le vendredi 27 février, quand le Conseil des ministres a annoncé des réformes touchant l’Attorney General’s Office, le débat fait rage dans le pays. Le DPP Satyajit Boolell lui-même s’est exprimé sur cette décision. Si Ravi Yerrigadoo déplore certains termes utilisés de même que certaines réactions et « overreactions », il indique toutefois que le DPP avait été informé de ce changement. La décision a été prise, insiste l’Attorney General, et elle sera appliquée.

C’est donc serein qu’il se rendra, ce mercredi 4 mars, à la réunion du Bar Council à laquelle il a été conviée.