
Le comité de pilotage du projet Promoting Low Carbon Electric Bus Transport in Mauritius, soutenu financièrement par le Global Environment Facility (GEF) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a annoncé que la flotte de bus électriques publics s’élève désormais à 106 véhicules. Selon les données techniques, l’efficience énergétique d’un moteur électrique atteint 80 % contre 20 % pour un moteur thermique, réduisant le coût de roulement par 100 km à une fourchette comprise entre Rs 60 et Rs 135, contre Rs 450 pour l’essence.
Parallèlement à ce verdissement du transport public, le cadre fiscal régissant l’achat et l’utilisation des véhicules électriques (EV) privés a connu d’importantes modifications lors des exercices budgétaires 2025-2026 et 2026-2027. Le Negative Excise Duty Scheme, qui accordait jusqu’alors une subvention de Rs 200 000 à l’achat pour les particuliers et les entreprises, a pris fin le 30 juin 2025.
De plus, l’exemption de taxes à l’importation sur les véhicules électriques a été remplacée par l’introduction de droits d’accise fixés à 15 % pour les modèles d’une puissance allant jusqu’à 180 kW, et à 25 % pour les puissances supérieures. La réduction de 50 % sur la Motor Vehicle Licence dont bénéficiaient les propriétaires de véhicules hybrides et électriques a également été abolie, alignant ces tarifs sur ceux des véhicules thermiques. De plus, les frais d’enregistrement initiaux pour les EV ont augmenté de 30 %, tandis que les droits d’enregistrement ont été supprimés pour le marché national des véhicules thermiques de seconde main.
Le secteur des transports publics bénéficie certes de financements étrangers pour acquérir des bus électriques mais l’achat de véhicules électriques par les particuliers est soumis à des taxes élevées. Par ailleurs, on note l’abolition des droits d’enregistrement sur le marché national de l’occasion favorisant l’acquisition de voitures thermiques de seconde main.