
Nouvelle semaine, nouvelles attaques. Plusieurs grandes villes ukrainiennes ont été visées par l’armée russe, lundi 15 juin, faisant au moins neuf morts à travers le pays. Du côté russe, une attaque de drones ukrainiens contre Toula, au sud de Moscou, a fait au moins trois morts, selon les autorités locales.
Cette offensive de grande ampleur survient alors qu’une voie vers la paix s’est tout juste ouverte au Moyen-Orient après l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à leur guerre. Celle entre la Russie et l’Ukraine, en cours depuis février 2022, ne faiblit pas et les pourparlers pour y mettre fin patinent depuis des mois.
À Kiev, des bombardements russes ont touché pratiquement tous les quartiers de la ville et fait au moins quatre morts et plus d’une vingtaine de blessés, selon les autorités. Des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) ont vu des habitants couraient dans les rues pour se mettre à l’abri, au moment où une lumière aveuglante illuminait le ciel rougi par les incendies.
Le maire de la ville, Vitali Klitschko, a rapporté un incendie, après une attaque russe, au niveau du toit de la cathédrale de la Dormition, l’une des églises que compte le célèbre complexe orthodoxe de la Laure des grottes de Kiev inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le métropolite Epiphane de Kiev, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, a dénoncé un « crime contre l’humanité, l’Histoire, la chrétienté ».
Une façade de la cathédrale est éventrée, son toit partiellement détruit, et plus d’une dizaine de camions de pompiers ont été déployés sur les lieux, a constaté un photographe de l’AFP. En janvier, des attaques russes avaient endommagé plusieurs bâtiments du complexe, avait alors rapporté le ministère de la Culture.
La Laure des Grottes, monastère aux dômes dorés emblématiques, avait fait la Une ces dernières années après l’expulsion de ses moines, accusés de liens avec Moscou. L’Église orthodoxe ukrainienne s’est officiellement séparée du patriarcat de Moscou en 2022. Et en août 2024, le gouvernement ukrainien est allé jusqu’à interdire en Ukraine la branche de l’Église orthodoxe liée à Moscou. L’invasion de l’Ukraine avait été sanctifiée par le chef de l’Église orthodoxe russe, le patriarche Cyrille, un fidèle allié du président Vladimir Poutine.
Source : France 24

