
L’épidémie de méningite à méningocoques qui s’est déclarée en Angleterre, avec quinze cas rapportés aux autorités dont deux mortels, est « sans précédent », a déclaré, mardi 17 mars, le ministre britannique de la Santé Wes Streeting au Parlement.
Un cas a été signalé samedi par les autorités françaises et concerne une personne en France ayant fréquenté l’université du Kent à Canterbury (sud-est de l’Angleterre), a ajouté le ministre, sans plus de précision.
« La majorité des cas sont liés à la boîte de nuit Club Chemistry », fréquentée par des étudiants de Canterbury, « entre le 5 et le 7 mars », a précisé Wes Streeting.
Plus rares que les méningites virales, les méningites bactériennes tuent de manière foudroyante quand elles ne sont pas soignées et, même si elles le sont, entraînent une mortalité élevée et un gros risque de séquelles.
Quelque 700 doses d’antibiotiques « préventifs » ont été administrées à des jeunes susceptibles d’avoir été exposés, pour tenter d’enrayer cette « épidémie sans précédent », a-t-il ajouté.
Un total de quinze cas, tous suivis d’hospitalisations, ont été rapportés à l’agence britannique de sécurité sanitaire, l’UKHSA, depuis vendredi. Il s’agit pour quatre d’entre eux – dont les deux cas mortels – d’infections à méningocoques « appartenant au groupe B », rares et très graves.
Source : France 24