Gustavo Petro est finalement récompensé pour sa politique de “paix totale” avec différents groupes armés. Une centaine de guérilleros ont déposé les armes, jeudi 18 juin, dans le sud de la Colombie dans le cadre de négociations avec le gouvernement du président de gauche.

À trois jours du second tour de la présidentielle, 99 membres de la Coordination nationale Armée bolivarienne (CNEB) ont été accueillis dans une zone dédiée au milieu de la jungle du département de Putumayo, a constaté l’Agence France-Presse (AFP).

En tenue de camouflage, ils ont déposé symboliquement leurs fusils dans un immense conteneur portant l’inscription “Je parie sur la vie, je tiens parole pour la paix”, sous la surveillance d’organismes internationaux et de l’Église catholique.

Le CNEB, groupe dissident des ex-Farc qui ont signé en 2016 un accord de paix historique avec l’État colombien, est la seule guérilla qui poursuivait les discussions engagées par Petro depuis le début de son mandat en 2022.

Guérillas d’extrême gauche, organisations paramilitaires d’extrême droite et groupes de narcotrafiquants ont tous claqué la porte des négociations.