Le gouvernement prépare une nouvelle législation pour mieux encadrer l’utilisation des trottinettes électriques, vélos et autres véhicules électriques sur les routes mauriciennes. Lors des débats parlementaires du 7 juillet, répondant à une question du député Tony Apollon, le ministre du Transport, Osman Mahomed, a indiqué que cette réforme vise avant tout à renforcer la sécurité routière.

Le ministre a expliqué que ces moyens de transport connaissent un succès grandissant, notamment auprès des jeunes, en raison de leur coût abordable et de leur praticité pour les courts trajets. Toutefois, cette popularité s’accompagne de nombreux manquements, tels que l’absence d’immatriculation, d’assurance, de permis lorsque celui-ci est requis, ainsi que le non-port du casque et d’autres équipements de protection.

Osman Mahomed a rappelé que le Conseil des ministres avait, le 16 janvier 2026, chargé son ministère de préparer une réforme législative, incluant notamment le port obligatoire du casque pour les utilisateurs de trottinettes électriques. Depuis, plusieurs réunions de travail ont été tenues avec la Traffic Management and Road Safety Unit (TMRSU), la National Land Transport Authority (NLTA) et la police afin d’élaborer ce nouveau cadre réglementaire.

Les consultations ont également porté sur plusieurs préoccupations, notamment les comportements dangereux sur la route, la circulation de trottinettes électriques sur les autoroutes, l’utilisation de ces véhicules par des mineurs ou des personnes non formées, ainsi que les problèmes liés à l’absence d’assurance. Le gouvernement envisage aussi d’introduire l’immatriculation obligatoire des vélos et vélos électriques, un âge minimum pour leurs utilisateurs, le port d’un gilet réfléchissant et des limitations de vitesse pour les vélos électriques.