
L’océan Indien reste confronté à des menaces qui mettent à l’épreuve la sécurité des États côtiers. Trafic de marchandises, piraterie, pêche illégale, migrations irrégulières et atteintes à l’environnement marin continuent de mobiliser les autorités de la région, dont Maurice. Les données les plus récentes font état de 1 133 événements maritimes recensés en 2025, témoignant de l’ampleur des défis à relever.
Les statistiques recensent 524 incidents maritimes, 139 cas de trafic et de contrebande, 104 affaires de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), 94 événements liés aux migrations maritimes ainsi que 88 incidents environnementaux. Ces chiffres serviront de base aux discussions de l’EU Maritime Security Week, qui se tient à Port-Louis du 21 au 24 juillet et réunit des représentants de l’Union européenne, de la Commission de l’océan Indien (COI), des États de la région ainsi que plusieurs organisations internationales.
Au cours de cette rencontre, les participants se pencheront sur les moyens de renforcer la coopération régionale face à des menaces qui dépassent largement les frontières nationales. Le partage d’informations, la coordination des interventions, la lutte contre les réseaux criminels en mer, la protection des ressources marines ainsi que le renforcement des capacités opérationnelles figurent parmi les principaux sujets à l’ordre du jour.
Pour Maurice, dont l’économie dépend étroitement de la mer à travers le commerce, la pêche et le tourisme, ces enjeux revêtent une importance particulière. La sécurisation des espaces maritimes est aujourd’hui considérée comme un élément essentiel pour préserver les échanges commerciaux, protéger les ressources naturelles et renforcer la résilience de l’ensemble de la région face aux nouvelles formes de criminalité maritime.