Après un début d’année encourageant, le secteur touristique mauricien montre des signes de ralentissement. Selon les dernières données publiées par Statistics Mauritius, les arrivées touristiques ont reculé de 8,4 % en juin 2026 par rapport au même mois de l’année précédente. Au total, 89 098 touristes ont visité Maurice en juin 2026, contre 97 273 en juin 2025.

Malgré ce recul, les performances enregistrées en début d’année permettent toujours au pays d’afficher un bilan positif. Entre janvier et juin 2026, Maurice a accueilli 668 471 touristes, soit une progression de 1,5 % par rapport aux 658 909 visiteurs recensés durant la même période en 2025, selon Statistics Mauritius.

Cette croissance repose principalement sur les résultats des premiers mois de l’année. En janvier, les arrivées avaient augmenté de 7,7 %, suivies d’une hausse de 12,1 % en février, avant de ralentir progressivement au cours du deuxième trimestre. Le recul enregistré en juin constitue ainsi la plus forte baisse mensuelle de l’année jusqu’à présent.

Les chiffres de Statistics Mauritius mettent également en évidence un contraste entre les différents modes d’arrivée. Les arrivées par voie aérienne, qui représentent l’essentiel des visiteurs, sont demeurées pratiquement stables sur les six premiers mois de l’année avec une légère hausse de 0,2 %. En revanche, les arrivées par voie maritime ont progressé de 55,8 %, principalement grâce à une augmentation du nombre de croisiéristes.

Autre tendance relevée : la durée moyenne de séjour s’est légèrement contractée, passant de 11,3 nuits au premier semestre 2025 à 11,2 nuits sur la même période en 2026, selon Statistics Mauritius. Si cette variation reste limitée, elle pourrait avoir une incidence sur les dépenses touristiques et les recettes du secteur.

Ces statistiques de Statistics Mauritius soulèvent plusieurs questions pour les professionnels de l’industrie. La baisse observée en juin est-elle un simple ralentissement saisonnier ou le début d’un essoufflement de la demande sur certains marchés émetteurs ? Les prochains chiffres permettront de déterminer si cette contre-performance demeure ponctuelle ou annonce une tendance plus durable pour le reste de l’année.