Maurice s’apprête à devenir le théâtre d’expositions automobiles inédites. Sous l’impulsion de nouveaux amendements réglementaires, le gouvernement vient de lever les barrières pour l’importation temporaire de véhicules et de deux-roues d’occasion destinés exclusivement au « show ». Mais derrière le clinquant des carrosseries, une question brûle les lèvres : à qui profite réellement cette ouverture ?

L’Exhibition à Tout Prix : Les Occasions sous les Projecteurs
Le Consumer Protection (Amendment No. 3) Regulations 2026 marque un tournant. Désormais, l’importation de voitures d’occasion et de seconde main est autorisée pour une période restreinte, à condition qu’elles ne quittent pas le périmètre des expositions. Cette mesure, bien que temporaire, permet de faire briller des modèles qui étaient jusqu’ici bloqués à la douane, offrant un nouveau souffle aux salons automobiles de l’île.

Si l’objectif affiché est de dynamiser l’événementiel, cette flexibilité nouvelle interroge sur la gestion de ces « véhicules de passage ». Pour les passionnés, c’est une aubaine ; pour les puristes du marché local, c’est une brèche dans un système jusqu’ici verrouillé.

Motos d’Occasion : Le Cercle Très Fermé des « Premium Investors »
C’est sans doute le point le plus clivant de cette réforme. L’amendement n° 4 autorise l’importation de motocyclettes et d’autocycles de seconde main pour l’exhibition, mais uniquement pour les entreprises détenant un certificat Premium Investor de l’EDB.

En réservant ce droit aux investisseurs capables de mobiliser des capitaux massifs , le gouvernement crée un club très privé. Le monde du deux-roues d’occasion, autrefois accessible, se retrouve ici utilisé comme un levier pour attirer les gros capitaux. Une stratégie qui place l’exclusivité au cœur de la passion mécanique.

En ouvrant les vannes pour ces exhibitions de luxe, Maurice cherche à se positionner comme un hub régional de l’automobile d’exception. Cependant, la concentration de ces privilèges entre les mains de quelques grands acteurs économiques soulève un débat de fond.