Maurice et les États-Unis franchissent une nouvelle étape dans leur coopération en matière de sécurité. Un Acquisition and Cross-Servicing Agreement (ACSA) a été signé le 16 juillet aux Docks de Port-Louis, ouvrant la voie à un renforcement des capacités opérationnelles des forces de l’ordre mauriciennes.

L’accord a été signé par le commissaire de police Rampersad Sooroojebally et le brigadier général Paul Filcek, directeur de la logistique de l’US Africa Command, en présence de la secrétaire aux Affaires intérieures, Kan Oye Fong Weng-Poorun, et de la secrétaire d’État adjointe américaine aux Affaires africaines, Sarah Troutman.

Selon les autorités, cet accord établit un cadre juridique permettant aux deux pays d’échanger un soutien logistique lors d’exercices conjoints, de formations, de missions humanitaires, d’opérations de secours en cas de catastrophe et d’autres activités de coopération. Il couvre notamment l’approvisionnement en carburant, le transport, les services médicaux, les communications et la maintenance.

Pour Kan Oye Fong Weng-Poorun, cette signature constitue une nouvelle étape dans les relations entre Maurice et les États-Unis, qui entretiennent une coopération depuis plus de cinquante ans. Elle a souligné que les défis actuels, tels que la pêche illégale, la piraterie et les catastrophes liées au changement climatique, rendent indispensable un renforcement de la sécurité maritime, en particulier dans la zone économique exclusive de Maurice, qui s’étend sur 2,3 millions de kilomètres carrés.

Rampersad Sooroojebally a, pour sa part, indiqué que cet accord permettra de renforcer les capacités opérationnelles de la Mauritius Police Force et de la National Coast Guard, tout en facilitant les entraînements conjoints et les interventions d’urgence.

Cette signature intervient quelques semaines après l’accord conclu entre la New Mexico National Guard et la Mauritius Police Force, illustrant le renforcement progressif de la coopération sécuritaire entre Maurice et les États-Unis. Selon les autorités américaines, des accords similaires ont déjà été conclus avec 31 pays africains afin d’améliorer la coordination et la réponse aux défis sécuritaires régionaux.