
Une enquête de la Financial Crimes Commission (FCC) révèle des failles dans les systèmes et procédures relatifs à l’importation et au suivi des produits pharmaceutiques contrôlés (Ndlr : psychotropes, entre autres) par le ministère de la Santé et du bien-être.
« Des procédures manuelles, des contrôles fragmentés et l’absence de traçabilité numérique exposent le pays à la corruption, au détournement de médicaments dangereux, notamment le Pregabalin (Pregatas, Nervigen P, Nervigen NP) et au financement d’activités illicites », peut-on lire dans le rapport rendu public le 10 juillet dernier par la FCC.
Le rapport de la FCC met aussi en évidence des risques immédiats, notamment
– des contrôles insuffisants et une gouvernance défaillante,
– des processus majoritairement manuels favorisant la falsification et la collusion, et
– une absence d’un système numérique sécurisé pour l’allocation des quotas et la traçabilité.
Le rapport de la FCC met en lumière diverses lacunes. Par exemple, la supervision concernant les produits pharmaceutiques est faible, les quotas sont gérés sans suivi fiable et les registres sont incomplets et vulnérables à la falsification.
L’absence d’un système informatisé unique empêche un audit fiable et facilite les autorisations non conformes et les sorties non documentées de produits classés dangereux, constate la FCC. « Les failles identifiées créent des opportunités pour la corruption, la fraude et la diversion de médicaments », indique le rapport de la FCC.
Par ailleurs, la FCC propose des mesures urgentes pour colmater les brèches :
• Renforcer la gouvernance par des organes de supervision indépendants et des audits réguliers.
• Digitaliser et sécuriser l’ensemble des processus d’autorisation, d’allocation des quotas et de suivi des lots.
• Durcir les contrôles aux points d’entrée avec vérifications physiques et documentaires systématiques.
• Centraliser la gestion des dossiers et garantir l’intégrité des archives.
• Instaurer des règles strictes sur les conflits d’intérêts et des sanctions dissuasives.