La Gambling Regulatory Authority (GRA) a apporté, ce jeudi 11 juin, des précisions concernant les salaires des officiers de la Horse Racing Integrity Division (HRID), à la suite des interrogations soulevées lors d’une récente question parlementaire. Dans un communiqué, elle explique que les rémunérations des officiers de la HRID sont financées par le Responsible Gambling and Capacity Building Fund (RGCBF), un fonds alimenté par les opérateurs du secteur des jeux et non par les caisses de l’État. Selon les chiffres déposés à l’Assemblée nationale, le mardi 2 juin, la HRID compte 23 employés, dont 15 à temps plein et 8 à temps partiel. La masse salariale totale s’élève à Rs 3,35 millions par mois, soit plus de Rs 43,6 millions par an, incluant le 13e mois.

La GRA souligne également que la majorité des officiers ont été recrutés sur une base contractuelle en tant que consultants, avec des conditions salariales négociées selon leur expérience, leurs compétences et leurs responsabilités. L’organisme précise notamment que le Racing Specialist britannique Mark Blackman exerce également comme Stipendiary Steward, une double fonction qui, combinée à son expérience au sein de la British Horseracing Authority (BHA), a été prise en compte dans la détermination de sa rémunération.

Selon la GRA, l’industrie des jeux d’argent demeure un secteur exposé à des risques élevés de corruption et de blanchiment d’argent, ce qui nécessite le recrutement de profils qualifiés et une rémunération adaptée aux responsabilités exercées. Le régulateur rappelle par ailleurs que l’ancien Head of Horse Racing Division percevait un salaire supérieur à Rs 450 000 par mois, tandis que les commissaires indiens touchaient entre Rs 320 000 et Rs 345 000 mensuellement. Les commissaires mauriciens pouvaient, quant à eux, recevoir jusqu’à Rs 85 000 par mois.

La GRA soutient que plusieurs salaires versés au sein de la HRID demeurent inférieurs à ceux de l’ancienne équipe de la Horse Racing Division (HRD), tout en affirmant que les performances des officiers ont contribué à renforcer la confiance du public dans l’industrie hippique mauricienne.