Il était de plus en plus isolé depuis la victoire à une législative partielle de son rival au sein du Labour, Andy Burnham : le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé sa démission ce lundi 22 juin. Ce dernier, très impopulaire, avait répété vendredi qu’il se battrait pour rester au pouvoir, mais la pression a continué de monter ce week-end. Il n’a pas dit un mot depuis. Donald Trump avait pris pour acquis dimanche une démission du dirigeant du Labour, auquel il a souhaité “le meilleur”. “Keir Starmer va démissionner” de son poste, a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.

Le Royaume-Uni a ainsi connu son septième Premier ministre en dix ans, une instabilité sans précédent dans l’histoire moderne de ce pays. Cet ex-avocat de 63 ans était pourtant arrivé au pouvoir en juillet 2024 après une victoire massive du Parti travailliste aux législatives. Les attentes étaient grandes après quatorze années de gouvernements conservateurs. Mais, deux ans plus tard, le Royaume-Uni est toujours confronté à une économie apathique et à une forte hausse du coût de la vie. Keir Starmer a aussi commis des erreurs notables, comme celle de nommer Peter Mandelson ambassadeur à Washington. Neuf mois plus tard, celui-ci était limogé après des révélations sur son amitié avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.

Début mai, le Labour a subi une cuisante défaite à des élections locales, au profit du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, ce qui a intensifié les critiques contre Keir Starmer au sein du parti. Au contraire, Andy Burnham, 56 ans, l’a emporté jeudi dans la circonscription de Makerfield, dans le nord de l’Angleterre, avec 54,8 % des voix contre 34,5 % pour le candidat de Reform UK.

Source : La dépêche