
Ils n’ont pas rendu leurs copies. Près de 200 pays du monde entier avaient jusqu’au lundi 10 février 2025 pour rendre leur nouvelle feuille de route climatique à l’ONU. Mais la quasi-totalité ont raté le rendez-vous, suscitant des craintes d’attentisme des grandes économies dans leur lutte contre le changement climatique après le retour au pouvoir de Donald Trump.
Selon une base de données de l’ONU, seuls 10 signataires de l’accord de Paris avaient soumis, lundi, leur stratégie actualisée de réduction des gaz à effet de serre d’ici à 2035 avant la date limite.
Si le Royaume-Uni, la Suisse ou le Brésil – hôte de la COP30 en novembre – ont bien déposé leur plan, d’autres manquent à l’appel et non des moindres : la Chine, l’Inde ou l’Union européenne par exemple.
Quant au plan déposé par les États-Unis sous l’administration Biden, il restera probablement lettre morte compte tenu de la réélection de Donald Trump, qui a annoncé un nouveau retrait de son pays de l’accord de Paris.
Ce retrait est « clairement un revers » pour la diplomatie climatique et peut expliquer l’attentisme des autres pays, juge Ebony Holland, du groupe de réflexion International Institute for Environment and Development (IIED). « Il y a clairement de grands changements géopolitiques en cours qui s’avèrent compliqués pour la coopération internationale, surtout sur de gros sujets comme le changement climatique », a-t-elle observé.
Source : France 24