
À la veille du lancement de la Coupe du monde, la politique sécuritaire des États-Unis, en matière de visas et d’accueil, a été illustrée à l’excès par le refus d’admission de l’arbitre international somalien Omar Artan sur le sol américain. Un bien mauvais signal de départ. C’est un incident significatif mêlant sport, politique, diplomatie et (ir) respect des droits humains qui vient entacher les prétentions états-uniennes d’« hospitalité » à la veille du lancement de la Coupe du monde (11 juin-19 juillet). Alors que cette 23e édition du tournoi mondial sera la première à accueillir 48 sélections dans trois pays, un élargissement encouragé par la lucrative FIFA, elle a paradoxalement offert une nouvelle démonstration d’atrophie dans les conditions d’accueil – ou de rejet, c’est selon – de ses invités, à l’heure où le « football rassemble le monde entier », selon le slogan de l’instance mondiale et de son président, Gianni Infantino, grand ami du président Donald Trump.

