Le vote du Constitutional Review Commission Bill ne se traduira pas automatiquement par des amendements à la Constitution. C’est la précision qu’a apportée le leader du Fron Militan Progresis (FMP), Paul Bérenger, lors des débats à l’Assemblée nationale, le mardi 2 juin. Selon lui, de nombreux Mauriciens croient à tort que l’adoption du projet de loi permettra de modifier directement plusieurs dispositions de la loi suprême du pays. « Beaucoup croient qu’en votant le projet de loi qui est devant nous, nous allons apporter des amendements à 19 aspects de notre Constitution. Or, ce n’est pas du tout le cas », a-t-il déclaré.
Selon Paul Bérenger, le Constitutional Review Commission Bill vise uniquement à instituer une Commission de révision constitutionnelle chargée de formuler des recommandations au gouvernement. Toute modification éventuelle de la Constitution devra ensuite faire l’objet de projets de loi distincts et être approuvée par les majorités requises au Parlement. Le leader du FMP a également insisté sur les délais que pourrait nécessiter l’exercice. Selon lui, la commission pourrait prendre environ deux ans pour soumettre ses recommandations, auxquels s’ajouterait le temps nécessaire au gouvernement pour les examiner et préparer les amendements éventuels. « Il y a un risque, un an et demi déjà depuis les dernières élections générales, qu’aucun amendement ne soit apporté à notre Constitution d’ici les prochaines élections générales. J’espère néanmoins que les choses évolueront différemment. »