
L’armée américaine a annoncé dimanche 19 juillet la mort d’un militaire dans le nord de l’Irak samedi lors de la destruction “contrôlée de munitions non explosées provenant d’un drone iranien”. Un autre militaire a été blessé, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom). Face aux nouvelles frappes, la Jordanie a elle convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran pour protester contre “la poursuite des agressions iraniennes brutales et injustifiées”.
Les États-Unis ont affirmé avoir voulu “punir”, avec une huitième nuit consécutive de frappes, la mort de deux de leurs militaires lors de frappes iraniennes en Jordanie vendredi, les premiers Américains tués depuis la reprise de la guerre le 7 juillet. Un autre soldat est toujours porté disparu.
Le Centcom a indiqué dimanche que des restes humains non identifiés avaient été retrouvés en Jordanie.
Des sites militaires, ainsi que “les forces du Corps des Gardiens de la Révolution islamique qui ont lancé des attaques contre des membres des forces américaines en Jordanie” ont été visés, a affirmé l’armée américaine.
De son côté, l’Iran a fait état de frappes sur la ville portuaire de Sirik, donnant sur le détroit d’Ormuz, et d’autres dans la même province méridionale d’Hormozgan. Des frappes ont aussi visé une centrale nucléaire en construction à Darkhovin (sud-ouest), selon l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.
Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a appelé à la “retenue militaire à proximité de tous les sites liés au nucléaire”, tout en soulignant que l’attaque ne présentait pas de “risque radiologique” car l’installation concernée est loin d’être opérationnelle.
Côté alliés des États-Unis, l’armée israélienne a annoncé qu’un missile visant Aqaba, port jordanien proche de la ville israélienne d’Eilat, sur la mer Rouge, avait été intercepté par les forces israéliennes et jordaniennes.
Ces dernières ont pour leur part dit avoir “intercepté et abattu trois missiles iraniens” visant le royaume, un quatrième étant “tombé dans une zone désertique”. Amman a dit avoir convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran pour protester contre “la poursuite des agressions iraniennes brutales et injustifiées”.
Des infrastructures civiles visées au Koweït
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a prévenu que son pays riposterait de “toutes (ses) forces” s’il était visé par des missiles iraniens, alors qu’Israël n’a pas été impliqué dans la reprise des hostilités, par contraste avec le début de la guerre.
“Nous sommes prêts à reprendre immédiatement le combat et agirons avec une grande détermination contre quiconque s’en prendra à nous”, a renchéri le chef de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir.
Dans le golfe Arabo-Persique, le Koweït et Bahreïn ont aussi dit avoir été visés par des attaques iraniennes dimanche.
Les autorités koweïtiennes ont annoncé qu’une centrale électrique et de dessalement d’eau avait été frappée, provoquant un incendie. C’est la troisième journée consécutive que de telles installations sont visées dans ce pays, dont les autorités ont appelé la population à économiser l’électricité.
Source: France24