Les États-Unis ont largement dominé le Paraguay (4-1), vendredi à Los Angeles pour leur premier match du Mondial 2026 dont ils sont coorganisateurs. Les Américains prennent provisoirement les commandes du groupe D, avant le match entre la Turquie et l’Australie à Vancouver samedi.

Les États-Unis ont pris les commandes dès les premières minutes du premier match de la Coupe du monde disputé sur le sol américain. Grâce à un but contre son camp inscrit après seulement sept minutes de jeu, les coorganisateurs du tournoi ont rapidement pris l’avantage avant de dérouler lors d’une première période à sens unique, menant 3-0 à la pause.

Parmi les 70 492 spectateurs présents dans un stade à guichets fermés figuraient notamment Tom Cruise, Leonardo DiCaprio et Paris Hilton. Les Américains, qui accueillent la compétition aux côtés du Mexique et du Canada, ont multiplié les offensives face à une sélection paraguayenne dépassée. Giovani Reyna a scellé la victoire dans les arrêts de jeu après que Mauricio eut réduit l’écart pour le Paraguay.

Ce succès convaincant place déjà les États-Unis dans une position favorable pour une qualification au deuxième tour dans le groupe D, qui comprend également l’Australie et la Turquie.

Seule ombre au tableau pour les Américains : la sortie à la mi-temps de Christian Pulisic. Véritable leader offensif de la sélection, il porte une grande partie des espoirs du pays dans sa quête d’un parcours historique, les États-Unis n’ayant plus atteint les quarts de finale de la Coupe du monde depuis 2002.

Une domination américaine sans partage

Le Paraguay a offert un début de match idéal aux locaux. À la 7e minute, Weston McKennie a récupéré le ballon dans le rond central avant de remonter le terrain et de servir Christian Pulisic.

Ce dernier a éliminé deux défenseurs avant de remettre le ballon à McKennie. La passe de ce dernier vers l’attaquant Folarin Balogun a finalement été déviée dans ses propres filets par le malheureux Damian Bobadilla.

Le stade a explosé de joie et l’offensive américaine s’est alors intensifiée.

Les hommes de Mauricio Pochettino ont affiché une confiance totale. McKennie et Malik Tillman ont notamment tenté plusieurs passes en talonnade dans la surface adverse, tandis que le capitaine Tim Ream distribuait le jeu depuis la défense avec précision.

Balogun a cru doubler la mise à la 28e minute, mais son but a été annulé pour hors-jeu, Pulisic ayant lui aussi été signalé en position irrégulière lors de l’action.

L’attaquant de l’AS Monaco a toutefois trouvé le chemin des filets trois minutes plus tard. Antonee Robinson a lancé une superbe offensive sur le flanc gauche avant de servir Pulisic, dont le centre légèrement dévié a permis à Balogun de marquer.

Juste avant la pause, les États-Unis ont inscrit un troisième but. Tillman a trouvé Balogun sur le côté droit. L’attaquant a évité l’intervention d’Omar Alderete, repiqué dans l’axe après avoir éliminé Gustavo Gomez, puis a enroulé une frappe magistrale dans la lucarne gauche.

Le score aurait même pu être plus lourd. Chris Richards, de retour de blessure, est notamment passé tout près d’inscrire un quatrième but de la tête. Les Américains ont terminé la première période avec 75 % de possession de balle.

Réaction tardive du Paraguay

Privés de Pulisic après la pause, les États-Unis ont légèrement levé le pied.

Le Paraguay s’est alors montré plus entreprenant. Julio Enciso, aligné malgré une blessure aux ischio-jambiers, a créé le danger en servant le remplaçant Mauricio à l’entrée de la surface. Le joueur né au Brésil a réduit l’écart pour les Sud-Américains.

Mais Giovani Reyna a définitivement enterré les espoirs paraguayens dans les arrêts de jeu. D’une superbe frappe de l’extérieur du pied droit, il a trouvé le petit filet opposé pour offrir un quatrième but aux siens et conclure une soirée parfaite pour les États-Unis.