
Des entreprises rencontrent des difficultés à pourvoir certains postes. C’est ce qui ressort du Labour Market Survey 2025, publié par le ministère du Travail et le Human Resource Development Council (HRDC) en octobre 2025. D’une part, des employeurs affirment ne pas trouver les travailleurs ou les compétences dont ils ont besoin et d’autre part des milliers de personnes sont toujours à la recherche d’un emploi. Même constat dans les données publiées par Statistics Mauritius le 31 mars 2026.
Selon Statistics Mauritius, le taux de chômage est passé à 5,4 % au quatrième trimestre de 2025, contre 5,7 % un an plus tôt. Le nombre de chômeurs est tombé à 31 800 personnes, tandis que l’emploi a progressé pour atteindre 560 900 travailleurs. Pourtant, selon le Labour Market Survey 2025, plusieurs secteurs continuent d’enregistrer d’importantes difficultés de recrutement. Les plus touchés sont la construction, le commerce de gros et de détail, l’industrie manufacturière ainsi que l’hôtellerie-restauration. Le rapport souligne également des besoins croissants dans les domaines des technologies de l’information, de la santé et des services financiers.
Selon le ministère du Travail, cette situation s’explique notamment par une inadéquation entre les compétences recherchées par les entreprises et celles disponibles sur le marché. Le Labour Market Survey 2025 indique que les employeurs interrogés ont signalé des difficultés de recrutement pour plusieurs catégories de postes techniques, professionnels et spécialisés, en raison d’un manque de candidats possédant les qualifications et l’expérience requises. Le vieillissement de la population constitue également un défi. D’après Statistics Mauritius, le nombre de bénéficiaires de la pension de vieillesse s’élève à 279 559 en juin 2025, illustrant une population active qui progresse moins rapidement que les besoins de l’économie.
Dans son programme gouvernemental et à travers les mesures budgétaires en vigueur pour l’exercice 2025-2026, le gouvernement poursuit le renforcement des dispositifs de formation, de requalification (reskilling) et de perfectionnement des compétences (upskilling) afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail et d’améliorer l’employabilité des Mauriciens. Ainsi, malgré un chômage relativement faible, Maurice fait face à un défi structurel : trouver les compétences nécessaires pour soutenir sa croissance économique.

