Sarekha, la planteuse de pommes de terre de 59 ans originaire de Palmar qu’ION News a interviewée lors d’un article sur la réforme de la pension le 9 juillet 2026, a participé, samedi 11 juillet 2026, à la manifestation organisée à Port-Louis contre les amendements constitutionnels et budgétaires relatifs à la pension de vieillesse.

Déjà préoccupée par l’annonce d’une pension graduelle alors qu’elle s’apprête à fêter ses 60 ans en février prochain, cette habitante de l’Est a réitéré ses profondes inquiétudes quant à son avenir financier et sa sécurité quotidienne. Elle affirme que « bizin pension universelle » et que « tou lafami mauricien bizinn lasurrance… enn laloi ek garanti ki demain person pas vinn kokainn nou pension ».

Malgré les assurances passées du ministre Ashok Subron, ancien syndicaliste aujourd’hui au gouvernement, Sarekha affirme : « Meme si nounn fer sa manifestation la, Subron kav inn dir ki li pe agir dann bienetre ban vieux dimunn ek pou bann fitir vieux dimunn mais li touzour pas korek… », expliquant ne plus avoir confiance dans les promesses officielles. « couma to kavv donn en dimunn 75 banane 1500 emplis ekk to penser dann so vieu laze kan li ena depanse coumann li pou faire ek sa en cout bat lizie tou aller ».

Elle a ouvertement déclaré : « pena moi vote changement lot election… paski… pas changement sa… se enn vieu disk sa… » Estimant que les dirigeants actuels n’ont pas su protéger les acquis des travailleurs, elle considère qu’un changement de paradigme électoral est nécessaire.

Pour elle, des figures politiques n’ayant jamais accédé à la tête du gouvernement, à l’instar de « Roshi Bhadain », méritent désormais d’obtenir une chance, soulignant que ce dernier l’a aidée, comme tant d’autres, à décrypter la complexité technique des réformes budgétaires actuelles.

La manifestation de ce samedi a rassemblé de nombreux citoyens et syndicalistes venus réclamer le maintien de l’éligibilité intégrale à la pension universelle dès l’âge de 60 ans. Face à la position du gouvernement, la contestation citoyenne semble désormais se doubler d’une remise en question des alignements politiques traditionnels au sein de la classe laborieuse.