
Au 11e jour de la guerre au Moyen-Orient, Washington a menacé mardi 10 mars de lourdes « conséquences militaires » l’Iran, qu’il suspecte de vouloir miner le détroit d’Ormuz axe stratégique pour le pétrole mondial. Le président américain a affirmé que l’Iran s’exposait à des « conséquences militaires (…) sans précédent » en cas de dépôt de mines dans le détroit d’Ormuz, de facto sous contrôle iranien. Peu après, l’armée américaine a annoncé avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens « près du détroit ».
C’est par cet étroit passage que transite, en temps de paix, un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Le gouvernement américain est pressé de le rouvrir à la circulation maritime, dans l’espoir de calmer les prix du pétrole et son opinion publique, très sensible aux prix à la pompe.
« Le contrôle du détroit d’Ormuz a permis à l’Iran de peser sur les relations économiques internationales », ont salué les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Le risque pesant sur la production d’hydrocarbures a été illustré par la fermeture, à cause d’une attaque de drones, de la raffinerie de Ruwais aux Émirats arabes unis, l’une des plus grandes au monde. Après plusieurs jours de flambée – jusqu’à près de 120 dollars le baril lundi – les cours du pétrole ont chuté mardi avant de remonter autour de 88 dollars le baril.
Engagé dans le conflit depuis le 28 février au côté de Washington, Israël a rapporté dans la nuit de mardi à mercredi avoir continué de frapper l’Iran et la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien. Le gouvernement libanais a indiqué mardi que « près de 760 000 déplacés » ont été enregistrés depuis le 2 mars, début des combats entre Hezbollah et Israël.
Source : France 24

