
La grève doit débuter vendredi à 00 h 01, heure de Los Angeles, selon un communiqué de l’organisation. Elle intervient après plus d’un an et demi de négociations infructueuses entre le syndicat et plusieurs acteurs majeurs du jeu vidéo, dont Activision, Disney, Electronic Arts et Warner Bros. Games.
« Nous n’accepterons pas une convention collective qui permette aux entreprises d’abuser de l’IA au détriment de nos membres. Trop c’est trop », a dénoncé la présidente du SAG-AFTRA et ex-star de la série « Une Nounou d’enfer », Fran Drescher. « Lorsque ces entreprises envisageront sérieusement de proposer un accord avec lequel nos membres pourront vivre – et travailler – nous serons là, prêts à négocier. »
Le renouvellement de cette convention concerne environ 2 600 artistes qui assurent le doublage de jeux vidéo, ou dont les mouvements servent à animer les personnages de synthèse. L’usage de l’IA dans l’industrie les inquiète, car cette technologie permet aujourd’hui de reproduire la voix d’un comédien ou de créer une réplique numérique d’un cascadeur, sans son consentement ou sans rémunération équitable.
De la même manière que pour les acteurs américains, qui ont obtenu gain de cause face aux studios après une grève historique qui a largement paralysé Hollywood l’an dernier, le SAG-AFTRA réclame donc des garanties à l’industrie du jeu vidéo. « Il est stupéfiant que ces studios de jeux vidéo n’aient rien appris des leçons de l’année dernière », a taclé le négociateur en chef du syndicat, Duncan Crabtree-Ireland.
Source : France 24

