À la veille de la présentation du Budget 2026-2027, ce jeudi 18 juin, l’atmosphère est électrique sur les réseaux sociaux. La page Facebook d’ION News s’est transformée en une véritable tribune où les Mauriciens expriment sans filtre leurs craintes et leurs attentes vis-à-vis des mesures économiques à venir. « Macarena lor baz », lance P. A. à l’approche du Grand oral. « Pa fer budget la do matelot plito laisse li kuma li ete », préfère ironiser R. R. D’autres internautes, à l’instar de N. K. G., affichent un désintérêt total pour le discours officiel, « Mo pa mank rol an tou k pu al ekokt li ». L.D.R va encore plus loin : « Ayo vampire pour boire du sang plus la ».

Derrière l’ironie se cache également de l’inquiétude par rapport au coût de la vie. J. L. dresse un bilan du dernier budget : « Budget 25-26, coupe tous allawances banne ti dimounes. A part sa, qui line faire, narien. Middle class pe appauvri, riche pe vine plis riche ». Ce fossé grandissant entre les classes sociales est au cœur de toutes les conversations. R. H. rappelle les engagements pris par le passé et la réalité : « Nous guette enne coup combien promesses ki ti faire avant elections pou dans budget là. Pourtant c’était banne actions ki ti dire pour allège fardeau banne ti-dimounes ». K. M. s’interroge quant à lui sur la légitimité des sacrifices imposés à la population par rapport à la guerre et lâche : « La guerre in fini ki pretext pou tirer la ? ».

S. M. cible directement le Premier ministre : « Ramgoolam inn vinn bûcherons, demain li coupe tous branches tous pieds ki ena, rann compte li Finn appauvri bann simple citoyens, coupe pensions, coupe CSG, coupe aide ti p gagner pou bann étudiants pou doubler sc & hsc, coupe allowance pre primaire, et Lott coter, facture CEB +15%, coups la vie augmenter , nou salaire impossible pou suiv la vie la… » S. B. avertit : « Demain fair 1 manier to prend 1 bon decision sinon pu ena problem dan sa pays… ». Le message de la plupart des internautes est clair… La population n’est plus disposée à accepter de vaines promesses ou de nouvelles coupes budgétaires.