
Le panneau limitant la vitesse à 40 km/h sur la voie de décélération de La Vigie n’aura finalement été en place que quelques heures. Contestée par de nombreux automobilistes sur les réseaux sociaux, cette limitation a été retirée dès le lendemain, après une réunion technique convoquée par le ministère du Transport.
La polémique est née d’une publication relayée dans le groupe Facebook Road Safety & Traffic Awareness. Plusieurs usagers estimaient que cette limitation était inadaptée à une voie de décélération d’autoroute. Certains y voyaient une mesure susceptible d’entraîner davantage de contraventions qu’une amélioration de la sécurité routière.
Face aux critiques, le ministre Osman Mahomed a indiqué que la Traffic Management and Road Safety Unit (TMRSU) avait été chargée de revoir les limitations de vitesse sur les autoroutes afin de les rendre plus « credible ». À l’issue de cette réunion, il a confirmé que le panneau serait retiré.
La rapidité de cette décision soulève toutefois plusieurs interrogations. Si la limitation de 40 km/h avait été fixée à la suite d’une évaluation technique visant à améliorer la sécurité, quels éléments ont justifié son retrait moins de 24 heures plus tard ? À l’inverse, si cette limitation était inadaptée, comment avait-elle été approuvée et installée ? Ce revirement remet également en lumière l’importance des études techniques dans la définition des limitations de vitesse et la nécessité d’assurer une signalisation cohérente, comprise et respectée par les usagers de la route.