Maurice a le potentiel de positionner son miel parmi les meilleurs au monde grâce à une production axée sur la qualité, l’innovation et une meilleure collaboration entre apiculteurs. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Agro-industrie, de la sécurité alimentaire, de l’économie bleue et de la pêche, Arvin Boolell, lors de la célébration de la Journée mondiale des abeilles ce mardi 20 mai à Réduit.

Le ministre a souligné que Maurice produit actuellement près de 40 tonnes de miel par an, tout en insistant sur la nécessité de privilégier la qualité plutôt que le volume. Il a également plaidé pour une meilleure stratégie de commercialisation afin de promouvoir davantage le miel mauricien sur les marchés internationaux.

Le secteur apicole affiche d’ailleurs une progression. Selon le ministre délégué Fabrice David, le nombre d’apiculteurs enregistrés est passé de 659 en 2025 à 1 028 en 2026, tandis que la production est passée de 35 à 40 tonnes sur la même période. Malgré cette hausse, la production locale reste insuffisante pour répondre à la demande nationale, maintenant ainsi le recours aux importations. Plusieurs mesures ont été annoncées pour soutenir le secteur, notamment l’extension des zones d’élevage d’abeilles, la plantation d’espèces florales nectarifères et le renforcement des capacités pour l’élevage de reines.

Arvin Boolell a également mis en avant les défis liés au changement climatique pour les petits États insulaires comme Maurice, appelant les jeunes à rejoindre le secteur qu’il a qualifié de « moyen de subsistance et de bouée de sauvetage ». Placée sous le thème « Bee Together for People and the Planet – A Partnership That Sustains Us All », la cérémonie a aussi été marquée par la remise d’accords aux bénéficiaires de programmes de soutien à l’apiculture et la distribution de plantes potagères aux élèves d’Ébène SSS.