Chaque citoyen a un rôle essentiel à jouer dans la construction d’une société inclusive qui respecte la dignité, les droits et le bien-être des personnes handicapées, a déclaré le Premier ministre, Navin Ramgoolam, le mercredi 3 décembre, à Moka, à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées célébrée chaque année le 3 décembre.

Le thème de cette année, « Favoriser des sociétés inclusives pour le progrès social », souligne la nécessité d’accroître la participation des personnes handicapées aux processus décisionnels et de promouvoir leur rôle de premier plan dans tous les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, environ 1,3 milliard de personnes, soit 16 % de la population mondiale, vivent avec un handicap important. À Maurice, environ 84 500 personnes vivent avec un handicap.

Le Premier ministre a salué la contribution des personnes en situation de handicap, rappelant que l’inclusion sociale est un droit fondamental et que le handicap ne doit jamais constituer un obstacle. Il a cité les performances remarquables des athlètes mauriciennes en situation de handicap, notamment Noemi Alphonse et Anaïs Angeline, aux Championnats du monde, ainsi que le parcours de la chanteuse mauricienne Jane Constance.

Réaffirmant l’engagement du gouvernement en faveur du bien-être des personnes en situation de handicap, Navin Ramgoolam a énuméré les principales initiatives prévues dans le budget 2025-2026. Celles-ci comprennent un soutien accru aux élèves à besoins éducatifs particuliers, le relèvement du seuil de revenu mensuel des ménages pour bénéficier d’aides financières destinées à l’achat d’appareils fonctionnels et l’extension du remboursement des courses en taxi aux enfants scolarisés atteints de troubles du spectre autistique et de troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité.

Le Premier ministre a ensuite évoqué la réforme proposée du système de pension d’invalidité, qui sera mise en œuvre en deux phases. La première phase comprendra la mise à jour des directives médicales d’évaluation de l’invalidité et l’introduction d’une allocation de vie autonome inclusive. La seconde phase consistera en le déploiement d’un modèle d’évaluation hybride, fondé sur des critères à la fois médicaux et fonctionnels.