Mardi 7 juin, 16 h. Tous seront pendus aux lèvres du ministre des Finances, de la planification économique et du développement, Renganaden Padayachy lors de la lecture du Budget 2022-2023. Que ce soit pour les associations, les politiciens, les entrepreneurs, les ONG ou le citoyen lambda, les attentes sont nombreuses face à une économie bouleversée par la crise de la Covid-19 et les répercussions de la guerre russo-ukrainienne. La rédaction d’ION News a tâté le pouls de certains Mauriciens…

 

Yuvraj Seegolam, Full Stack Developer, Union Park, 22 ans :

« Il est fort probable que le salaire minimum et la pension de vieillesse augmenteront de manière à réduire les frustrations causées par l’inflation élevée et la baisse du pouvoir d’achat. J’espère voir quelques réformes éducatives comme l’introduction des agro-curriculums. Les jeunes étudiants devraient apprendre à planter des légumes et à devenir autosuffisants à l’avenir. Je souhaite voir davantage de réformes technologiques dans le secteur public, surtout dans celui de la santé. Seul un budget équilibré peut rétablir l’équilibre du pays. »

 

Krishna Pentayah, étudiant et président de Sov Lanatir, Flacq, 24 ans :

« Il faut créer plus d’emploi pour les Mauriciens. À la COP26 le Premier ministre avait dit que d’ici 2030, le gouvernement mauricien vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 %, à augmenter la production d’énergies renouvelables à 60 %, à éliminer complètement le charbon et à accroître l’efficacité énergétique de 10 % (selon les chiffres de 2019). Afin d’atteindre l’objectif d’énergies renouvelables de 60 % d’ici 2030, on estime que 1 345 millions de dollars doivent être investis dans des technologies d’énergie renouvelable comme l’éolien terrestre et offshore, l’énergie solaire et la biomasse Renewable Energy Hybrid Facilities. Cela devrait créer environ 8 121 emplois dans le secteur des énergies renouvelables, ce qui augmenterait le PIB. Dans le contexte du dynamisme géopolitique, je souhaite une plus grande transparence monétaire dans le budget quant à la façon dont Maurice investira pour devenir un pays plus énergiquement indépendant et résilient, tant sur le plan socioéconomique que pour notre environnement dans son ensemble. »

 

Rishabh Bhangee, étudiant, Quatre-Cocos, 19 ans :

« Il faut une réforme budgétaire qui inclura une augmentation du salaire minimum national afin de contrer l’inflation. Il devient de plus en plus difficile de vivre avec l’augmentation du coût de la vie. Il est maintenant très important d’empêcher l’augmentation potentielle de la pauvreté à Maurice. Je souhaite également un meilleur entretien de nos infrastructures pour la sécurité routière. Il faut un budget en conséquence. Des solutions doivent être trouvées pour pallier le problème d’inondations. Il faudrait également des décisions budgétaires appropriées pour que toutes les régions soient mieux desservies par les transports en commun. »

 

Avinash Dhondoo, Communication Officer, Mont-Roches, 27 ans :

« Je ne m’attends à rien de grand dans le budget surtout dans la situation actuelle. Je pense qu’il n’y a aucune chance que le gouvernement procède à une baisse énorme des prix. La Covid-19 et le conflit russo-ukrainien seront utilisés comme excuses pour un budget non convaincant pour la population. Le peuple mauricien doit pourtant pouvoir joindre les deux bouts. »