Après le ministre de l’Intérieur pakistanais en début de semaine, c’est le chef de l’armée de ce pays médiateur des discussions qui se trouve à Téhéran vendredi 22 mai pour tenter de mettre fin à la guerre entre l’Iran et les États-Unis qui ébranle l’économie mondiale.

« Le maréchal Asim Munir est arrivé à Téhéran dans le cadre des efforts de médiation en cours », a annoncé l’armée pakistanaise dans un communiqué en fin de journée. L’Iran a toutefois tempéré les espoirs d’un accord imminent.

« C’est la poursuite du processus diplomatique. On ne peut pas nécessairement dire que cela signifie que nous avons atteint un tournant ou une situation décisive », a mis en garde le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï, à la télévision d’État.

Selon lui, les divergences restent « profondes » et des « questions importantes » en suspens : la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, la situation dans le détroit d’Ormuz et le blocus américain des ports iraniens, a-t-il énuméré, cette fois cité par l’agence de presse Isna.

À ce stade, le volet nucléaire, où là aussi l’écart entre les deux parties est grand, n’est pas abordé, a-t-il insisté.

Source : France 24