
La flambée des prix de l’or noir fait souffler un vent de panique sur les marchés. Dix jours après le début de la guerre au Moyen-Orient initiée par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, le baril de Brent a dépassé, lundi 9 mars, le seuil symbolique des 100 dollars. Une première depuis 2022 qui fait craindre un envol des cours énergétiques dans les semaines à venir.
La quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % de l’offre mondiale de pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL), a provoqué ce gonflement des prix, qui flambent aussi à la pompe du côté des consommateurs. Cet affolement des cours a été, toutefois, modéré par l’annonce d’une réunion du G7 pour discuter d’un recours aux réserves stratégiques.
Les sept pays – États-Unis, France, Allemagne, Canada, Italie, Royaume-Uni et Japon – n’ont finalement pas pris de décision pour le moment. « Nous allons suivre les choses de près, nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires y compris en puisant dans les réserves stratégiques de pétrole de manière à stabiliser le marché », mais « on n’en est pas encore là », a déclaré à la presse le ministre français de l’Économie, Roland Lescure.
Même avec cette décision censée calmer partiellement les Bourses mondiales, la situation reste complexe. « On assiste actuellement à la plus grave crise énergétique », explique Thierry Bros, enseignant à Sciences Po et spécialiste des questions énergétiques, pour qui « la grande question va être sa durée ».
Source : France 24