Un tournant politique majeur pour une bande de Gaza en ruines. Le Hamas, mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans l’enclave palestinienne depuis 2007, a annoncé y avoir dissous ses instances dirigeantes, lundi 6 juin. Dans la foulée, un comité technocratique palestinien s’est déclaré prêt à administrer le territoire.

Ismaïl al-Thawabta, directeur du bureau des médias au sein du Hamas, a confirmé à l’AFP cette décision et la démission du “président du comité d’urgence du gouvernement” pour “faciliter la transition administrative et gouvernementale vers le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG)”.

Actuellement basé au Caire, le NCAG a été créé par le “Conseil de Paix”, instance mise en place par le président américain Donald Trump lors des négociations qui ont abouti au cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en octobre 2025.

Le gouvernement israélien a immédiatement qualifié l’annonce du Hamas de “ruse” visant à éviter son désarmement, comme l’exigent Israël et le plan de paix négocié par les États-Unis.

Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirme vouloir contrôler “bientôt” 70 % de la bande de Gaza, ce retrait politique du Hamas peut-il réellement relancer le processus de paix ? Pour Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite et président d’honneur de l’iReMMO, l’annonce du Hamas relève en effet d’un “geste” pour tenter de débloquer la situation, mais il craint que cela ne suffise pas.

Source: France24