
Des captures d’écran diffusées sur un groupe WhatsApp, via un compte anonyme, alimentent depuis quelques jours une vive polémique autour de l’enquête de la Financial Crimes Commission (FCC) sur le contrat pétrolier de Rs 30 milliards impliquant l’ancien Premier ministre Pravind Jugnauth. Deux lectures s’affrontent : celle d’une prétendue manœuvre politique, et celle d’une fabrication grossière. À ce jour, aucune n’est établie : l’affaire, qui prend une tournure très grave, attend une enquête.
Un compte anonyme, des captures non authentifiées
À l’origine de la controverse, un groupe WhatsApp baptisé « Public Interest », animé par une personne se présentant comme un lanceur d’alerte (whistleblower) et affirmant garder l’anonymat. Ce compte a transmis à plusieurs médias hier, des captures d’écran censées, selon lui, révéler des échanges autour de la convocation de Pravind Jugnauth devant la FCC. L’auteur soutient que ces messages émaneraient d’un groupe réunissant des enquêteurs.
À ce stade, nul n’est en mesure d’en confirmer la véracité : l’authenticité des captures et l’identité réelle des interlocuteurs restent invérifiées.
Bhuckory dénonce une usurpation et porte plainte
Au centre des captures figure un numéro de téléphone que les informations relayées attribuent à Rakesh Bhuckory, Chief of Staff au bureau du Premier ministre.
L’intéressé dément formellement. Hier dans la soirée, il a affirmé avoir découvert avec stupeur ces montages, qu’il qualifie de fabrication sans fondement, et y voit une usurpation de son identité : les propos qui lui sont prêtés ne seraient pas les siens.
Il a déposé une plainte à la police hier soir afin que les auteurs et les instigateurs de ce qu’il décrit comme une campagne de désinformation soient identifiés. Pour lui, l’affaire dépasse le simple vol d’identité : il y voit une manœuvre destinée à ternir sa réputation et à nourrir artificiellement l’idée d’une persécution politique des opposants. Il soutient par ailleurs que, sous l’actuel gouvernement, les institutions agissent sans ingérence politique.
Ni le PMO ni la FCC n’ont réagi
À l’heure actuelle, aucune réaction officielle du bureau du Premier ministre ni de la FCC n’a été rendue publique sur le fond. La question centrale, l’authenticité des captures demeure entière, et seule une enquête pourra établir s’il s’agit d’un document réel ou d’un faux.