
Les équipes de secours redoublent d’efforts pour tenter d’extraire les derniers survivants parmi les 59 personnes encore ensevelies sous les décombres d’une école qui s’est effondrée lundi en Indonésie pendant que des centaines de proches attendent dans l’angoisse.
Selon un dernier pointage, « 59 personnes sont encore piégées sous les décombres », a indiqué jeudi dans un communiqué Abdul Muhari, porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB). Il est possible toutefois que « certaines personnes ayant survécu à l’incident ne se soient pas signalées », précise-t-il. Ce chiffre actualisé « provient du registre de présence publiée par le pensionnat » et des disparitions signalées par les familles, note-t-il.
Mercredi, cinq survivants ainsi que deux cadavres ont été extraits des décombres de l’école islamique mixte Al Khoziny, située à 30 km de la ville de Surabaya, dans l’est de la grande île de Java, portant à cinq le nombre des personnes décédées.
Emi Freezer, responsable du contrôle des opérations de l’Agence nationale de recherche et de sauvetage, a expliqué mercredi que les sauveteurs, ayant capté des signes de vie à plusieurs endroits, veulent en priorité fournir de l’aide aux survivants coincés sous les décombres.
S’il y a encore des personnes disparues, l’opération pourra être étendue sur sept jours au total, a déclaré mercredi un responsable de l’agence nationale de recherche et de sauvetage.
Des dizaines de bénévoles
Aux équipes de secours se sont joints des dizaines de bénévoles, reconnaissables à leur t-shirt distinctif. Parmi eux, des membres de Tagana, organisation de sécurité civile, qui se mobilise en cas de catastrophe. Les volontaires participent activement aux recherches ou ont installé des stands où ils offrent des boissons et de la nourriture.
Des parents désespérés supplient d’accélérer les efforts pour retrouver leurs enfants. Selon des sources locales, seul le quartier des garçons a été touché.
Près de 200 proches des enfants disparus ont accouru et attendent jour et nuit à proximité du bâtiment effondré, a constaté une journaliste de l’AFP. Ils dorment soit dans le dortoir des filles qui n’a pas été touché soit devant les maisons voisines, sur des nattes à même le sol.
Dans un élan de solidarité, des voisins ont également ouvert leur maison pour accueillir des familles.
Source : France 24

