Les jeunes ont été appelés à jouer un rôle actif dans la lutte contre la drogue. À l’occasion du lancement d’un atelier organisé à l’Université de Maurice (UoM) dans le cadre de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogues 2026, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Recherche, Dr Kaviraj Sharma Sukon, a exhorté les étudiants à s’abstenir de toute consommation de stupéfiants et à sensibiliser leurs pairs afin de promouvoir un environnement universitaire sans drogue.

Dans son intervention, le ministre a rappelé que le gouvernement fait de la lutte contre la drogue une priorité nationale, soulignant que le Budget 2026-2027 consacre d’importantes ressources à cette cause. Il a également insisté sur la nécessité d’une collaboration entre les différents ministères, le monde universitaire et les autres acteurs concernés.

Le Dr Sukon s’est appuyé sur les données du National Drug Observatory Report 2024, selon lesquelles près de 75 % des 1 081 admissions dans les hôpitaux publics liées à la drogue concernaient des jeunes âgés de 18 à 35 ans. Face à ce constat, il a plaidé pour une approche multidisciplinaire et a invité la National Agency for Drug Control (NADC) et l’Université de Maurice à mener des recherches spécifiques sur la consommation de drogues en milieu universitaire afin de mieux cibler les actions de prévention.

Organisé par la NADC en collaboration avec la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’UoM, l’atelier a réuni des experts, des universitaires et des représentants de la société civile autour de thèmes tels que les addictions, les traumatismes, la réduction des risques, le VIH/sida, la prévention communautaire et les traitements fondés sur des données scientifiques.

La présidente de la NADC, Nadia Peerun, a rappelé que la prévention demeure la première ligne de défense contre la drogue. Elle a insisté sur l’importance de doter les jeunes des connaissances et des compétences nécessaires pour faire des choix éclairés, tout en estimant que l’addiction doit être abordée comme un enjeu de santé publique et non uniquement sous l’angle de la justice pénale.