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Dès l’introduction du rapport, les analystes de la MCB préviennent qu’ils livrent seulement des «preliminary insights» sur l’impact de la crise du nouveau coronavirus sur Maurice. Car, remarquent-ils, de nombreuses incertitudes planent sur l’impact réel de la crise sur le pays et son économie. Celle-ci,  selon la MCB, connaîtra une «notable contraction» en 2020. Sans avancer de chiffre, les analystes de la banque citent les prévisions du World Economic Outlook du Fonds Monétaire International, qui entrevoit une contraction de 6,8% cette année.

Face à cette situation exceptionnelle, la MCB préconise des «extraordinary actions and behaviours» de tous. L’Etat doit, selon la banque, adopter une politique économique volontariste pour soutenir aussi bien les ménages que les entreprises. Par ailleurs, les effets de la crise, estime le rapport, ne pourront être surmontés qu’à travers une solide collaboration entre le gouvernement et le secteur privé.

Passant en revue les différents pans de l’économie, le rapport de la MCB estime que les conséquences locales de l’épidémie et de la longue période de confinement ainsi que les répercussions de la conjoncture internationale auront une série de conséquences en cascade sur le pays.

Notamment, une baisse des exportations de biens et services, un tassement de la consommation, des pressions sur le système de santé national ou encore un ralentissement des investissements. Les secteurs qui souffriront le plus, dans ce contexte, sont le tourisme, la construction et le développement foncier, l’aviation, le textile et le business process outsourcing.

L’économie nationale étant très ouverte sur le monde, la MCB entrevoit une balance de paiement déficitaire après une période de surplus ayant duré une quinzaine d’années. Si les analystes prévoient qu’une baisse des prix du carburant allégera notre facture d’importation, celle-ci sera plombée par une roupie qui aura tendance à se déprécier vis-à-vis des principales devises.

Au chapitre des revenus, la MCB prévoit la baisse des entrées liées au tourisme, au secteur financier; à l’externalisation et au textile. Ainsi qu’une baisse substantielle du volume de l’investissement direct étranger arrivant à Maurice, surtout dans le foncier.

Par ailleurs, la MCB estime que d’importantes pressions pèseront sur l’emploi parmi les petits entrepreneurs mais aussi au sein des secteurs les plus durement touchés par la crise et ses effets à l’international. Si les finances publiques pourraient souffrir de dépenses de santé additionnelles, les analystes prévoient aussi un tassement des revenus fiscaux de l’Etat.

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