Deux tiers de la France restent écrasés vendredi par une canicule d’ampleur exceptionnelle, mais quelques départements sortent du niveau d’alerte maximale et une baisse progressive des températures pointe à l’horizon. Au moins 101 millions d’Européens ont été touchés par cette vague de chaleur, liée au réchauffement climatique.

Une canicule historique amorce son reflux sur le continent européen
L’épisode de canicule exceptionnelle qui traverse l’Europe commence à refluer après avoir atteint un pic historique. En France, Météo-France fait état de 61 départements maintenus en vigilance rouge ce vendredi 26 juin 2026, avant une baisse progressive de l’alerte prévue d’ici samedi matin grâce à l’arrivée d’une masse d’air plus frais par l’ouest et le nord-ouest. Cette baisse des températures intervient alors que le système hospitalier national est saturé et que les infrastructures subissent d’importantes perturbations, à l’instar des 50 000 foyers privés d’électricité en raison de pannes sur le réseau Enedis ou de l’arrêt temporaire de sites de production industrielle majeurs.

Malgré des conditions thermiques extrêmes, les épreuves écrites du brevet des collèges ont été maintenues pour plus de 850 000 élèves, faisant l’objet d’aménagements sanitaires stricts pour garantir le rafraîchissement des candidats. L’impact de cette vague de chaleur dépasse largement les frontières françaises, touchant plus de 100 millions d’Européens et provoquant des records absolus de température pour un mois de juin au Royaume-Uni et en Suisse. Les conséquences sanitaires se traduisent déjà par des indicateurs de mortalité en hausse à l’échelle européenne, l’Institut de santé Carlos III en Espagne ayant notamment recensé au moins 212 décès directement attribuables à la chaleur en l’espace de quatre jours.

Face à cette situation inédite, les autorités politiques et les experts scientifiques s’accordent sur le caractère structurel de l’événement. Le président du Giec, Jim Skea, a rappelé que la multiplication et l’intensité de ces canicules constituent un marqueur sans équivoque du changement climatique mondial, alimenté par la combustion des énergies fossiles. Alors que le réchauffement des océans et de certaines régions terrestres dépasse les modélisations initiales, les instances internationales préviennent que les populations devront s’adapter à une récurrence inévitable de ces phénomènes climatiques extrêmes à l’avenir.

Source : France 24