Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, a confirmé hier, 2 juin, à l’Assemblée nationale que le gynécologue de garde n’était pas physiquement présent à l’hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam (SSRN) lorsqu’une jeune femme enceinte de 21 ans, a été réadmise dans la nuit du 19 mai 2026. Il a répondu à une question de la députée Anabelle Savabaddy sur les circonstances entourant son décès. Le ministre a indiqué que le spécialiste donnait des instructions à distance avant de se rendre à l’hôpital aux alentours de 6 h. « It is a fact that the gynaecologist was not present at that time », a déclaré Anil Bachoo.
Cette affaire concerne une femme enceinte de 23 semaines, Bibi Benazeer Mungralie, décédée le 23 mai 2026 après plusieurs interventions chirurgicales et plusieurs jours passés en soins intensifs. Sa mère s’est entretenue avec la rédaction d’ION News, ce mercredi 3 juin.
Lors des débats, Anil Bachoo a rappelé la décision de l’Employment Relations Tribunal (ERT) du 19 août 2022, concernant le système de présence permanente des spécialistes dans les hôpitaux publics. Selon le ministre, après la décision de l’ERT, la Government Medical and Dental Officers Association (GMDOA) a demandé l’arrêt immédiat du système de présence continue. « The same day, without waiting a single day, a single minute, instructions came from the union that immediately it has to be stopped », a-t-il affirmé.
Face à cette situation, le ministre a annoncé l’élaboration d’un nouveau protocole visant à rendre obligatoire la présence physique des médecins concernés lorsqu’un patient se trouve dans une situation mettant sa vie en danger. « Here it’s not a matter of money only, it’s a matter of life and death », a-t-il insisté.
Par ailleurs, les conclusions du comité d’enquête indépendant évoquent une combinaison de facteurs ayant conduit à cette issue fatale, notamment l’absence de suivi anténatal, des complications obstétricales sévères et des retards attribués à la patiente. Malgré ces conclusions, le ministre affirme vouloir aller plus loin en référant le dossier au Medical Council « dans un souci de justice et de transparence ».

