L’économie mondiale s’oriente vers une phase de croissance plus faible dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, la volatilité des marchés de l’énergie et la persistance des pressions inflationnistes. Dans son rapport Global Economic Prospects publié en juin 2026, la Banque mondiale prévoit une croissance mondiale de 2,5 % en 2026, contre 2,9 % en 2025 soit son rythme le plus faible depuis la sortie de la pandémie de Covid-19.

Selon l’institution financière internationale, plusieurs facteurs contribuent à ce ralentissement. L’escalade des tensions au Moyen-Orient, la hausse des prix du pétrole et du gaz, ainsi que le renforcement des conditions financières à travers le monde pèsent sur l’activité économique. À cela s’ajoutent le retour des tensions inflationnistes dans plusieurs régions et la prudence persistante des banques centrales face aux risques de surchauffe des prix.

Les économies fortment dépendantes des importations énergétiques figurent parmi les plus vulnérables. L’augmentation des coûts de l’énergie et du transport exerce une pression accrue sur les entreprises, réduit le pouvoir d’achat des ménages et complique la gestion des finances publiques.

Les pays émergents et en développement ne sont pas épargnés. La Banque mondiale estime que leur croissance devrait atteindre 3,6 % en 2026 un niveau jugé insuffisant pour accélérer significativement la réduction de la pauvreté ou combler les écarts de développement observés ces dernières années.

L’institution entrevoit néanmoins une amélioration progressive de la conjoncture à partir de 2027. Cette reprise dépendra largement d’une stabilisation durable des marchés énergétiques, d’un recul de l’inflation et d’un assouplissement progressif des politiques monétaires dans les principales économies.

Les risques demeurent toutefois élevés. Une aggravation du conflit au Moyen-Orient pourrait entraîner une nouvelle flambée des prix de l’énergie, alimenter davantage l’inflation mondiale et freiner encore plus la croissance économique.

Face à ces incertitudes, la Banque mondiale appelle les gouvernements à renforcer leur résilience économique. Elle préconise notamment la protection des populations les plus vulnérables, la préservation de la stabilité macroéconomique et l’accélération des investissements dans les infrastructures, la transformation numérique, l’éducation et le développement du capital humain.

Dans un environnement international de plus en plus instable, l’institution estime que ces mesures seront essentielles pour soutenir la croissance et préparer les économies aux défis des prochaines années.