
Un pas en avant, un pas en arrière. Alors que le Premier ministre Pravind Jugnauth a pris une semaine pour revenir sur sa décision de fermer les épiceries et les supermarchés durant le couvre-feu sanitaire, il a fallu trois heures au Deputy Commissionner of Police (DCP) Krishna Jhugroo de revoir l’autorisation au personnel soignant et aux policiers d’avoir la priorité sur le public pour se ravitailler.
Ce proche du gouvernement qui est à la tête de l’administration de la police avait émis un circulaire en milieu d’après-midi pour que le personnel soignant et les policiers puissent faire leurs achats sans à avoir à faire la queue et à respecter le système d’ordre alphabétique, il a changé d’avis en début de soirée. L’ordre et le contre-ordre s’échangent, depuis, sur les réseaux sociaux et les services de messageries.
Des sources aux Casernes centrales indiquent que les personnel soignant et les policiers peuvent se ravitailler comme Monsieur-tout-le-monde étant donné qu’ils travaillent selon un système de rotation dans lequel ils alternent services de jours et de nuit. «Ils pourront toujours faire leurs achats dans leurs moments de libre», explique un haut-gradé.
Cette volte-face provoque la colère du personnel de santé et des policiers qui sont en première ligne contre le nouveau coronavirus. Ils avaient, en tant que services essentiels, déploré que le gouvernement n’a pas prévu de créneau d’horaire spécifique pour eux lorsque les épiceries et les supermarchés ont rouvert la semaine dernière.