
Après la démonstration belge face aux États-Unis (1-4), Rudi Garcia a refusé d’accabler Folarin Balogun. Le sélectionneur des Diables Rouges a même tenu à défendre l’attaquant américain malgré la polémique.
La Belgique a répondu de la meilleure des manières à la plus grande polémique de cette Coupe du Monde 2026. Après plusieurs jours marqués par la bataille juridique autour de Folarin Balogun, finalement autorisé à disputer le huitième de finale malgré son carton rouge contre la Bosnie-Herzégovine, les Diables Rouges ont balayé les États-Unis sur le score sans appel (1-4). Charles De Ketelaere, Hans Vanaken et Romelu Lukaku ont puni une équipe américaine incapable de rivaliser devant son public. Cette victoire permet à la sélection de Rudi Garcia de poursuivre son aventure avec un quart de finale très attendu face à l’Espagne, tout en refermant un dossier qui avait largement dépassé le terrain.
La Fédération belge avait pourtant multiplié les recours avant la rencontre afin de contester l’éligibilité de Folarin Balogun, dénonçant une décision contraire au règlement de la FIFA. Les interventions de Donald Trump auprès de Gianni Infantino avaient encore renforcé le sentiment d’injustice dans le camp belge. Finalement, les Diables Rouges ont choisi de répondre sur la pelouse. Ils ont étouffé les Américains par leur pressing, leur maîtrise collective et leur efficacité offensive, ne laissant quasiment aucune chance à Balogun de peser sur la rencontre. Une démonstration qui met un terme à une séquence particulièrement agitée et confirme les ambitions de la Belgique dans cette Coupe du Monde 2026.
Interrogé après la rencontre, Rudi Garcia a expliqué que cette affaire n’avait jamais servi de moteur supplémentaire pour son groupe. « *Non, ce n’était pas nécessaire. Je l’ai dit aux joueurs. Peu importe l’équipe des États-Unis, ça ne nous regarde pas. On voulait aller chercher les Américains haut et être proactif. On avait un plan de jeu qui a été suivi. On ne voulait pas subir et ne pas se faire presser. On marque ainsi le premier but avec la récupération haute de Raskin. Pareil sur le troisième but, même s’il y a aussi une erreur du gardien. On a joué avec beaucoup de maîtrise et d’envie.* » Le sélectionneur belge a également assuré que le dossier Balogun n’avait jamais occupé une place importante dans les discussions tactiques. « Je n’ai même pas abordé le sujet. Je leur avais dit que seule notre équipe comptait. On signale les forces et les faiblesses de l’adversaire mais rien de plus. Je ne suis pas un coach qui s’adapte beaucoup à l’adversaire. Je ne vais jamais me mettre à jouer très défensif*».
Dans la suite de sa prise de parole en conférence de presse, Rudi Garcia a enfin tenu à distinguer l’attaquant de Monaco de toute la controverse qui l’a accompagné durant plusieurs jours. Après le coup de sifflet final, l’entraîneur belge a révélé avoir échangé quelques mots avec Folarin Balogun et lui a immédiatement apporté son soutien. « C’est lui qui est venu me voir, il voulait me parler. Il n’y est pour rien dans toute cette histoire. C’est un joueur que j’apprécie particulièrement. Je l’avais vu à Monaco contre le PSG en allant superviser Wout Faes. Ce soir, notre charnière l’a parfaitement maîtrisé, je n’avais pas de doute». Une sortie pleine d’élégance qui contraste avec les tensions des derniers jours. Après avoir remporté le bras de fer sur le terrain, le sélectionneur belge a préféré épargner un joueur devenu malgré lui le visage d’une polémique qui restera comme l’un des grands feuilletons de cette Coupe du Monde 2026.
Source : Foot Mercato