La Belgique avance au ralenti. Bousculés et logiquement accrochés par l’Egypte lors de son entrée en lice, les Diables Rouges ont conformé leurs difficultés, ce dimanche soir, face à la modeste équipe d’Iran. Malgré une domination globale indiscutable, les Belges n’ont jamais trouvé la faille, et ce pour deux raisons : une maladresse chronique dans le dernier geste (23 tirs, 7 cadrés) et un match héroïque du portier iranien, Alireza Beiranvand (7 arrêts). Alors que l’absence de Jérémy Doku devait permettre aux autres éléments offensifs de se montrer, cela n’a malheureusement pas été le cas, à commencer par le fantomatique Romelu Lukaku.

Provisoirement 2e du groupe G, à égalité de points avec son adversaire du jour, la Belgique – qui reste sur une série de 69 tirs sans marquer en Coupe du monde, son dernier but (hors CSC) remontant au match de poule contre le Canada lors de l’édition 2022 – a, par ailleurs, fait preuve une nouvelle fois d’une grande fébrilité sur le plan défensif. En effet, malgré une possession largement en leur faveur, les hommes de Rudi Garcia ont tremblé sur les rares occasions iraniennes.

Une attaque en berne, une défense fragile
Sans un grand Thibaut Courtois (14e, 53e), les Belges auraient même pu sortir de cette soirée avec des angoisses bien plus profondes. Symbole de cette fragilité ? Le carton rouge logique reçu par Nathan Ngoy après une remise en retrait trop timide et une faute grossière sur Mehdi Taremi (67e). Un geste évitable qui aurait pu couter très cher aux Diables Rouges. Une chose est sûre, avant de retrouver la Nouvelle-Zélande lors de la 3e journée – une affiche aux allures de finale pour l’avenir des Belges dans cette Coupe du Monde – Rudi Garcia va devoir régler de nombreuses choses.

Interrogé après ce nouvel accroc, l’ancien coach de l’OM a malgré tout conservé un discours optimiste : «on a manqué d’efficacité, je m’attendais à ce genre de match avec plus de 70 % de possession où on centre beaucoup, où on tire beaucoup. On a cadré mais pas suffisamment mis le gardien en danger, on oublie pas qu’on a joué 30 minutes à 10, ce qui n’aide pas face à ce genre d’équipe. Je n’ai pas grand-chose à reprocher à mes garçons, si ce n’est qu’on a pas été assez efficace. On a déjà fait des matches comme ça où on a mis 3 buts ou plus. Aujourd’hui, on ne l’a pas fait, on a réussi à rester solides et à avoir des occasions même à 10, ça fait partie d’un départ de Coupe du monde, où on part comme un diesel et on sait quel résultat on aura à obtenir». Une victoire contre la Nouvelle-Zélande est, en effet, désormais impérative…

 

Source: Footmercato