Titulaire lors de la victoire poussive de l’Espagne face au Portugal (1-0) à l’occasion des 8es de finale de la Coupe du Monde 2026, Lamine Yamal a rendu une nouvelle copie indigeste. Un rendement inquiétant avant la suite des événements…

L’Espagne sera bien au rendez-vous des quarts de finale de la Coupe du Monde 2026. Après sa victoire face au Portugal (1-0) au terme d’un match fermé et intense, la Roja a, en effet, validé son billet pour le tour suivant. Pourtant, tout n’a pas été parfait dans les rangs espagnols, et une nouvelle fois, les regards se sont tournés vers Lamine Yamal. Annoncé comme l’un des principaux facteurs X de cette sélection, le prodige de 18 ans n’a pas réussi à peser sur les débats.

Opposé à Nuno Mendes, son adversaire le plus coriace ces derniers mois, l’ailier espagnol a vécu une soirée très compliquée, et ce même après l’entrée en jeu de Semedo (successeur de Nuno Mendes, sorti blessé). Rarement en position de créer des différences, souvent contraint de revenir en arrière ou de jouer simple, il n’a jamais trouvé le rythme qui fait habituellement sa force. Finalement, le duel a une nouvelle fois tourné à l’avantage du latéral portugais, déjà capable de le neutraliser lors de précédentes confrontations.

Comme lors de la finale de la Ligue des nations face au Portugal, le crack barcelonais est ainsi apparu en difficulté dès que l’intensité physique est montée d’un cran. Ses dribbles ont été contenus, ses accélérations limitées et ses prises de risque trop rares pour déséquilibrer une défense lusitanienne parfaitement organisée. Cela n’a toutefois pas empêché l’Espagne de maîtriser son sujet. Solides défensivement et patients dans la construction, les hommes de Luis de la Fuente ont fini par faire la différence grâce à leur collectif, confirmant une nouvelle fois leur remarquable solidité dans ce Mondial.

Pour Lamine Yamal, arrivé diminué sur le sol américain, le constat est toutefois plus nuancé. Malgré un but contre l’Arabie saoudite et une prestation prometteuse face à l’Autriche, où son influence avait été saluée malgré l’absence de statistiques décisives, le Barcelonais a livré un nouveau match discret au moment où l’on attendait de lui qu’il fasse basculer une grande affiche. Crédité d’un 3,5 par la rédaction FM, le natif d’Esplugues de Llobregat devra montrer bien plus au tour suivant, où les champions d’Europe en titre retrouveront la Belgique ou les Etats-Unis avant une possible demi-finale contre l’équipe de France.

Au coup de sifflet final, le sélectionneur de la Roja tenait, pour autant, un discours très élogieux au sujet de son phénomène. «Il a joué l’un des matchs les plus importants de sa vie. Il a beaucoup travaillé. Cela nous apporte beaucoup et cela nous apportera beaucoup. La blessure de Nuno pourrait être due à tout ce que Lamine lui a exigé. Nous ne le saurons jamais, mais son travail a été extraordinaire. Il faut être juste dans le travail de chacun». Une sortie forte qui devrait rassurer l’intéressé.

Décevant depuis le début de la compétition, Lamine Yamal reste, en effet, l’un des plus grands talents du football mondial et continue d’attirer une attention exceptionnelle à chacune de ses sorties. Si l’Espagne, elle, retiendra l’essentiel, à savoir la qualification, la sélection ibérique – qui nourrit de grandes ambitions dans cette Coupe du Monde – espère désormais retrouver la meilleure version de son joyau offensif pour les rendez-vous à élimination directe qui s’annoncent encore plus exigeants. Réponse le 10 juillet prochain à partir de 21 heures.

Source : Foot Mercato