
Le prolongement du congé maternité à un an et du congé paternité à quatre semaines redéfinira le secteur de la petite enfance. Si ces amendements à la Workers’ Rights Act visent à soutenir les familles, ils entraînent des répercussions économiques sur les garderies et crèches privées. En restant plus longtemps à la maison grâce aux nouveaux droits de congé cumulés des parents, les familles diffèrent l’âge d’entrée des enfants en structure d’accueil. Ce manque à gagner de plusieurs mois de frais de scolarité par enfant déstabilise les opérateurs privés. C’est le point soulevé par M. F., propriétaire d’une crèche dans la région de Curepipe.
« Cette nouvelle mesure budgétaire est une bonne chose comme une mauvaise », affirme M. F. Et de poursuivre : « Les enfants resteront avec leur maman, ce qui est bien pour l’enfant, mais qu’en est-il pour les garderies ? Notre marge baissera considérablement. J’ai trois employées. La nouvelle loi m’obligera peut-être à mettre une ou deux employées à la porte… ». La propriétaire de la crèche rappelle que les parents doivent travailler pour gagner leur vie et tous n’ont pas les grands-parents à la maison pour garder les enfants quand ils sont au boulot.

