
Une solution à deux États, israélien et palestinien, reste possible, mais “la fenêtre d’opportunité (…) se rétrécit”, ont alerté vendredi 12 juin des ONG palestiniennes et israéliennes lors d’une réunion internationale à Paris.
“La fenêtre d’opportunité pour une solution (à deux États, NDLR) demeure, mais elle se rétrécit. Ce moment exige une diplomatie urgente en partenariat avec les sociétés civiles”, ont déclaré ces organisations dans leur déclaration finale, affirmant que “ce conflit risque une fois de plus d’être relégué au second plan”. “Gaza est dévastée, Israël reste menacé. Le terrorisme des colons, l’expansion des colonies, l’annexion de facto (de la Cisjordanie occupée, NDLR) et les menaces contre l’Autorité palestinienne continuent de saper la viabilité d’un futur État palestinien”, poursuivent-elles dans un constat sombre.
“Israéliens et Palestiniens restent prisonniers de la peur, de l’insécurité et des traumatismes”, affirment ensemble l’Alliance pour la paix au Moyen-Orient (ALLMEP), Principles for Peace (P4P) et Guerrières de la Paix, qui rassemblent plusieurs dizaines d’organisations promouvant une solution pacifique au conflit israélo-palestinien.
Contribution de 100 millions de dollars du Canada
Elles proposent un plan d’action en huit points, demandant notamment l’application d’un cessez-le-feu permanent et la protection des civils à Gaza, les moyens pour reconstruire ce territoire palestinien, l’arrêt immédiat de “l’annexion et l’expansion des colonies” en Cisjordanie ou encore la tenue d’élections pour “renouveler la gouvernance palestinienne”.
Le Premier ministre canadien Marc Carney a annoncé depuis l’Élysée, où il était reçu par Emmanuel Macron, une contribution de 100 millions de dollars du Canada, dans le cadre de cette réunion, pour “une aide humanitaire urgente aux Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza”.
Le président français a réitéré son soutien à la reconnaissance d’un État palestinien par la communauté internationale ainsi qu’un “attachement collectif aux sociétés civiles palestiniennes et israéliennes”.
La France accueillait cette réunion, à laquelle ont participé des ministres venus du Brésil, du Canada, des Émirats ou encore de Turquie, ainsi que la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas, après avoir reconnu en 2025 l’État de Palestine.
Source: Euronews.fr

